Des arbitrages économiques pour les constructeurs
La hausse de la demande de véhicules électriques hors leasing social incite les constructeurs à revoir leurs priorités commerciales. Face à une clientèle classique plus demandeuse et potentiellement plus rentable, certaines marques limitent les volumes proposés dans le cadre du dispositif.
Comme l’explique Clément Dupont-Roc : « Évidemment, les constructeurs préfèrent vendre des voitures à marge élevée que des voitures du leasing social. »
Les risques liés à la valeur de revente des véhicules après trois ans de location constituent également un enjeu pour les constructeurs et les concessionnaires.
Quelles pistes pour faire évoluer le dispositif ?
Pour renforcer la pérennité du leasing social, Clément Dupont-Roc identifie deux leviers : intégrer les véhicules électriques d’occasion afin de proposer des loyers plus accessibles et allonger la durée des contrats à sept ou huit ans pour mieux répartir la dépréciation des véhicules et limiter les risques financiers.
Un levier de transition écologique et sociale
Malgré ses limites, le leasing social facilite l’accès à la voiture électrique pour des ménages modestes et les aide à se protéger contre la hausse des prix des carburants.
Clément Dupont-Roc rappelle ainsi le rôle du dispositif, qui permet « à des ménages populaires d’accéder à des véhicules électriques neufs, de se protéger contre l’envolée des prix des carburants ».
L’enjeu est désormais de concilier accessibilité, transition écologique et équilibre économique pour inscrire le dispositif dans la durée.
