Une voiture neuve devenue inaccessible
Depuis 2009, le prix moyen d’une voiture neuve est passé de 19 000 € à 35 000 €. Le segment des modèles à moins de 15 000 € a quasiment disparu, et les ventes ont chuté de 2,2 à 1,7 million par an. Les ménages les plus aisés concentrent désormais l’essentiel des achats de neuf. Moins de neuf aujourd’hui, c’est aussi moins d’occasions accessibles demain.
Un rapport de force industriel déséquilibré
En quelques années, la Chine est devenue le premier producteur mondial de voitures électriques et hybrides. Clément Dupont-Roc rappelle que l’industrie chinoise a été subventionnée 3 à 8 fois plus que l’industrie européenne, avec des usines souvent financées par l’État. Dans ces conditions, difficile pour les constructeurs européens de rester compétitifs.
L’électrique, plus cher à l’achat mais gagnant à l’usage
Le prix d’achat freine encore beaucoup de ménages. Mais à l’usage, un véhicule électrique coûte nettement moins cher, pour l’énergie comme pour l’entretien. Face à un véhicule thermique, l’investissement se rentabilise assez vite.
Selon les analyses C-Ways, des petites voitures électriques abordables pourraient relancer les ventes de voitures neuves d’environ 12 % en Europe.
Tout l’enjeu est là : rendre ce coût d’usage accessible au plus grand nombre, avec des modèles plus petits, moins chers à l’achat et produits ici.
Téléchargez l’étude de la FNH, l’IMT et C-Ways « Quel potentiel pour la voiture électrique à 15 000€ ? »
