Guerre au Moyen-Orient :
vers une inflation généralisée ?

Moyen orient
La crise au Moyen-Orient soulève de nombreuses questions économiques pour les ménages et les entreprises françaises.

Pascale Hébel, Directrice Prospective & Consommation chez C-Ways, décrypte pour France Info les principaux impacts et les secteurs les plus exposés à une inflation potentiellement généralisée.

 

Une flambée des prix de l’énergie qui pèse sur les ménages

La hausse rapide des prix de l’énergie, et en particulier du carburant, frappe directement les Français. Les ménages les plus modestes, dépendants de leur voiture pour se rendre au travail, sont particulièrement touchés. Contrairement à 2022, l’État dispose aujourd’hui de moins de marges pour amortir ce choc par des mesures générales.

 

Un rôle potentiel des entreprises dans la réponse économique

Pascale souligne un point clé : contrairement à 2022, la capacité de l’État à amortir le choc semble aujourd’hui plus limitée. Des aides ciblées seraient nécessaires, les distributeurs pourraient comme en 2022 limiter leurs marges et les entreprises les moins fragilisées par la hausse des coûts pourraient soutenir leurs salariés gros rouleurs.

 

Une inflation en cascade à anticiper

L’experte alerte sur un effet en chaîne : après l’énergie, les coûts industriels – engrais, plastiques, transport – augmentent et se répercutent progressivement sur les biens de consommation.

Selon les dernières projections de l’INSEE, l’inflation pourrait passer d’environ 0,9 % actuellement à près de 2 % au printemps.

À court terme, l’alimentation reste globalement préservée. Néanmoins, certains produits – comme les fruits et légumes – ainsi que les coûts de transport pourraient être parmi les premiers impactés, avant une hausse plus généralisée d’ici la fin de l’année.

 

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